Au Salon international de l’auto de New York 2026 (NYIAS), Hyundai nous a surpris en dévoilant le Boulder Concept, une étude de style robuste servant d’« aperçu design » pour la première architecture à châssis séparé entièrement caissonné de la marque. Alors que le salon était animé par son esthétique « Art of Steel » et ses pneus tout-terrain de 37 pouces, le socle technique de cette plateforme repose sur un important brevet américain qui détaille comment Hyundai prévoit d’intégrer des performances EV robustes dans un châssis à longerons traditionnel. Cette architecture brevetée équipera un pick-up de taille moyenne destiné au marché nord-américain d’ici 2030.
Le brevet « Boulder » : une nouvelle approche de la conception du châssis
Le brevet américain, intitulé « Structure de montage de bloc-batterie pour véhicule », décrit une construction à châssis séparé spécialisée qui diffère des plateformes monocoques de tous les autres modèles actuels de Hyundai aux États-Unis.
Intégration horizontale de la batterie : Le brevet décrit un bloc-batterie disposé de manière à « chevaucher vers l’intérieur » les longerons du châssis dans le sens horizontal. Cette conception permet à la batterie de se loger bas entre les longerons, abaissant le centre de gravité tout en protégeant les cellules avec de l’acier à haute résistance.
Système de protection contre les chocs : Pour répondre aux exigences de sécurité d’un pick-up lourd, le châssis comprend une « chambre latérale de carrosserie » à l’extérieur du longeron. Cette chambre forme une zone de déformation comprise entre 5 % et 20 % de la largeur totale du véhicule, spécialement conçue pour absorber les forces d’impact latéral avant qu’elles n’atteignent le boîtier de la batterie.
Cloisons structurelles : Les parties latérales du boîtier de batterie présentent une section transversale verticale avec plusieurs « espaces fermés » internes ou cloisons. Elles sont alignées sur le même plan horizontal que les panneaux de renfort du châssis pour supprimer efficacement la déformation lors d’une collision.
Optimisation de la garde au sol : La section transversale en « L » des parties latérales du boîtier permet à l’extrémité inférieure de s’aligner avec la garde au sol la plus basse (LH) du véhicule. Cela garantit une garde au sol maximale pour le tout-terrain tout en minimisant la hauteur de marche nécessaire pour monter à bord.

Conçu, développé et fabriqué en Amérique
La stratégie de Hyundai pour ce pick-up est résolument axée sur les États-Unis, marquant un tournant majeur dans la philosophie de production de l’entreprise.
Approvisionnement en acier américain : Le véhicule de série sera construit avec de l’acier provenant d’une nouvelle usine de 5,8 milliards de dollars en Louisiane, mettant en avant la philosophie « Art of Steel » qui considère le métal brut comme un élément de design à part entière.
Production locale : Le pick-up de 2030 sera fabriqué en Amérique, probablement sur ou à proximité de la Méta-plant de Géorgie de 12,6 milliards de dollars.
Flexibilité des motorisations : Bien que les brevets se concentrent sur l’intégration de la batterie, l’architecture à châssis séparé est conçue pour être agnostique en matière de motorisation, supportant les configurations électrique, thermique et hybride pour répondre aux divers besoins régionaux.
Au-delà du pick-up : une gamme à châssis séparé
Si le pick-up de taille moyenne arrive en premier d’ici 2030, la silhouette SUV du Boulder Concept suggère qu’une variante SUV robuste – potentiellement rivale du Ford Bronco ou du Jeep Wrangler – est également envisagée sur cette plateforme. Le brevet précise notamment que cette structure de montage offre le « potentiel illimité pour une capacité tout-terrain robuste » nécessaire à une telle gamme.
En résumé
En obtenant le brevet américain, Hyundai a posé les bases techniques d’un pick-up qui allie la durabilité des camions traditionnels à la sécurité et à l’efficacité des véhicules électriques modernes. Le pick-up de 2030 n’aura pas seulement l’air d’un camion ; il est conçu de A à Z pour être « l’épine dorsale du travail et de l’aventure américains ».
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