Orange ou blanc ? Un choix difficile, n'est-ce pas ? Eh bien, chez The Korean Car Blog, nous avons décidé d'essayer les deux versions d'entrée de gamme de la Veloster (versions américaine et espagnole) et de vous livrer nos impressions pour aider les futurs acheteurs, y compris sur les couleurs. Nous espérons que cela vous plaira.
Cliquez ici pour la version espagnole de cet essai.
Présentée le 10 janvier 2011 au Salon de Détroit, la Hyundai Veloster est un coupé sportif compact avec une particularité : une portière côté conducteur et deux côté passager, ce qui en fait la première voiture de cette catégorie. La Veloster a été la première à utiliser le nouveau système BlueLink de Hyundai, similaire à l'OnStar des véhicules GM, offrant aux clients une notification automatique en cas d'accident, un diagnostic du véhicule, etc. Ses dimensions : empattement de 2 649 mm (104,3 in), longueur de 4 219 mm (166,1 in), largeur de 1 791 mm (70,5 in), hauteur de 1 400 mm (55,1 in).
Destinée au même public de jeunes branchés qui se sentiraient à l'aise dans une Honda Fit, une Scion tC, une MINI Cooper, une Fiat 500 ou même une Volkswagen Beetle, la Veloster est une quatre-places dotée de quelques caractéristiques originales et pratiques. Son style atypique attire l'attention, tandis que la troisième portière ajoute de la fonctionnalité. Combiné au hayon, cela fait de la Veloster une championne du transport de charges.
Au Brésil, la voiture a fait polémique : Hyundai a vanté l'injection GDi mais n'a commercialisé que l'injection MPi DUAL. Les clients ayant précommandé le véhicule ont dû accepter la version sans GDi sans compensation, ou annuler la transaction en perdant l'acompte de 10 %. Bien que le moteur soit le même 128 ch que celui de la Veloster vendue au Chili, la carte grise mentionne 140 ch. D'autres options annoncées étaient également absentes des véhicules vendus au Brésil. Le ministère public brésilien a donc ouvert une enquête contre Hyundai pour pratiques frauduleuses.
Conçue pour combler le vide laissé par la Hyundai Tiburon (également appelée Tuscani en Corée du Sud ou Coupé sur certains marchés), la Hyundai Veloster est un modèle mondial. Dans la plupart des pays, la version de série reçoit un moteur essence 1,6 litre à injection directe « GDi » de 138 ch. Une boîte manuelle à 6 rapports est de série, tandis qu’une transmission à double embrayage (DCT) à 6 rapports avec palettes au volant est proposée en option.
La Veloster affiche une consommation estimée à 5,9 L/100 km (40 mpg). Un moteur 1,6 Gamma turbocompressé T-GDi a été présenté au Salon de Séoul 2011. Il développe 208 ch à 6 000 tr/min et 264 Nm de couple de 1 600 à 5 000 tr/min. Jusqu’à présent, de nombreuses photos espion de la version turbo ont circulé, mais Hyundai a récemment annoncé sa première mondiale au Salon de Détroit 2012, dans quelques semaines. Le prix de départ est fixé à 17 300 $ US, auxquels s’ajoutent 760 $ de frais de transport. Aux États-Unis, deux packs d’options sont proposés : un pack style et un pack tech, chacun à 2 000 $. L’achat du pack tech nécessite celui du pack style. Les options ne sont pas disponibles en dehors de ces packs, ce qui donne trois niveaux de finition : « Base », « Style » et « Tech ». Chaque finition est disponible avec la boîte DCT (1 250 $ en option) ou la boîte manuelle. En Espagne, le prix démarre à 18 955 €, avec trois niveaux de finition : « Veloster », « Sport » et « Sport S ». La boîte automatique DCT n’est disponible qu’avec les finitions « Sport » et « Sport S », pour un supplément de 1 650 €.
Le moteur délivre beaucoup de puissance à très haut régime. Cela signifie que pour une accélération, la Veloster doit beaucoup utiliser la boîte de vitesses,ce qui pénalise la consommation. Si vous conduisez sans ménagement en changeant de rapport à bas ou moyen régime, la réponse moteur est trop faible pour un dépassement ou une montée raide, ce qui dégrade encore la consommation.
La Hyundai Veloster 2012 est une berline à hayon trois portes pouvant accueillir quatre passagers, proposée en une seule finition très bien équipée. De série, on trouve des jantes en alliage de 17 pouces, des feux de jour à LED, des rétroviseurs extérieurs chauffants, un aileron arrière, la climatisation, un volant réglable en hauteur et en profondeur, le régulateur de vitesse, tous les accessoires électriques, un cache-bagages, une sellerie en tissu, un siège conducteur réglable en hauteur, des sièges arrière rabattables asymétriquement, le Bluetooth et un système audio à six haut-parleurs avec lecteur CD, radio satellite, prise auxiliaire et connectivité USB/iPod. En plus de tout cet équipement, la version européenne ajoute des antibrouillards avant.
Sont également de série un écran tactile de 7 pouces, un kit mains libres Bluetooth, deux jeux d’éco-conduite et une fonction de lecture photo/vidéo. Pour le marché américain, on retrouve le système télématique BlueLink de Hyundai (un service par abonnement capable de composer le 911 si les airbags se déploient, de fournir un itinéraire pas à pas, de transmettre la localisation du véhicule et de couper le moteur en cas de vol) ainsi que la connectivité Pandora (via votre iPhone).
Pour le marché américain, les options sont réparties en deux packs. Le pack Style ajoute des jantes de 18 pouces, une calandre chromée avec inserts noirs, des antibrouillards, un toit ouvrant panoramique, un système audio premium à huit haut-parleurs, une sellerie similicuir ainsi qu’un volant et un pommeau de levier de vitesses gainés de cuir. Le pack Tech, qui peut être ajouté au pack Style, apporte des phares automatiques, des capteurs de stationnement arrière, un système de navigation, une caméra de recul, l’accès et le démarrage sans clé ainsi qu’une prise 115 volts dans la console centrale. Hyundai propose également des stickers latéraux en option. Dans la version européenne, et plus précisément la version espagnole, la gamme se décline en trois niveaux : « Veloster » (comme notre voiture d’essai blanche), « Sport » et « Sport S ». Les seules options disponibles sont la peinture métallisée et les jantes de 18 pouces avec système de surveillance de la pression des pneus (TMPS).
Clairement, l’élément le plus marquant du Hyundai Veloster 2012 est sa configuration à trois portes. La grande portière côté conducteur, façon coupé, facilite l’accès à bord, tandis que les deux plus petites portières côté passager offrent un confort supplémentaire pour charger des personnes ou des bagages. Les sièges avant offrent un bon maintien latéral pour vous retenir dans les virages, ainsi qu’un rembourrage généreux pour le confort sur longues distances. L’habitacle dégage une ambiance jeune et moderne, sans tomber dans le kitsch ou le gadget. On y trouve beaucoup de plastique dur, mais sa texture est soignée pour un rendu plus flatteur.
À l’arrière, le Veloster n’est pas aussi spacieux que les autres berlines à hayon traditionnelles : les coussins de la banquette sont montés assez bas et la garde au toit est limitée par la ligne de toit fuyante. La lunette arrière expose également la tête des passagers au soleil, mais au moins l’espace aux jambes est correct. Ces sièges se rabattent pour offrir un plus grand volume de chargement, mais cela n’est pas forcément nécessaire : le coffre profond de 15,5 pieds cubes (environ 439 litres) devrait suffire pour la plupart des transports. En revanche, la lunette arrière et le bord du toit obstruent et déforment la vue vers l’arrière.
Le Veloster se distingue par ses équipements électroniques et de divertissement de série. Le nouveau système télématique BlueLink de Hyundai intègre les fonctions de sécurité habituelles, auxquelles s’ajoutent l’envoi de SMS sortants et la navigation étape par étape. Parmi les autres options, on trouve le partage de position (via Facebook), un système de géorepérage qui vous alerte lorsque la voiture sort d’une zone définie (pour surveiller les jeunes conducteurs) et des fonctions d’alerte pour le voiturier. C’est un ensemble impressionnant de fonctionnalités, même si, comme OnStar, il est payant. Et lors de nos premiers essais, le système de reconnaissance vocale a eu du mal à interpréter nombre de nos commandes.
Construite sur une plateforme d’Elantra profondément révisée, la Hyundai Veloster 2012 en fait un peu trop côté style ; il s’agit pourtant d’une compacte au positionnement économique. Cela dit, la Veloster offre un agrément de conduite surprenant. Son petit quatre-cylindres n’impressionne pas par ses accélérations, mais le comportement routier est à la fois équilibré et prévisible. Les bosses et les ornières sont avalées sans difficulté malgré un réglage de suspension plus dynamique.
Au quotidien, l’habitacle est assez silencieux côté bruits de vent et de moteur, mais le bruit de roulement est perceptible. Pour l’instant, nous n’avons pas eu l’occasion d’essayer la version équipée de la DCT (boîte automatisée à double embrayage).
Bien que la Veloster n’ait pas été conçue pour les passionnés — ce sera le rôle de la future version turbo — elle se comporte plutôt bien sur la route. Les suspensions sont fermes, mais pas excessivement, et l’accroche en virage est bonne, avec suffisamment de crissements de pneus pour vous prévenir que le train avant est sur le point de décrocher. Je n’ai jamais été un grand fan de la direction assistée électrique de Hyundai, mais celle de la Veloster est la meilleure à ce jour ; elle tient correctement le cap sur autoroute et se montre agréable dans les courbes.
Chiffres clés :
- Cylindrée : 1 591 cm³.
- Puissance : 140 ch à 6 400 tr/min.
- Régime de couple maxi : 1 750-2 750 tr/min.
- Vitesse maxi : 201 km/h.
- 0-100 km/h : 9,7 s. 0-60 mph : 8,8 s.
- Consommation : 5,9 L/100 km – Ville 28 / Route 40 / Mixte 32 MPG.
- CO₂ : 148 g/km – 0,60 lb/mile.
- Boîte de vitesses : manuelle 6 rapports.
- Poids : 1 260 kg.
- Capacité du réservoir : 50 litres.
- Longueur : 4 220 mm.
- Largeur : 1 790 mm.
- Hauteur : 1 399 mm.
- Empattement : 2 650 mm.
- Volume de coffre : 320 litres.
- Coefficient aérodynamique Cx : 0,30.
- Répartition AV/AR : 60/40 %.
Équipement :
- Contrôle électronique de stabilité (ESC)
- Système antipatinage (TCS)
- Airbags frontaux doubles
- Airbags latéraux avant
- Airbags rideaux latéraux
- Freins à disque antiblocage sur les quatre roues
- Aide au freinage
- Système antidérapage
- Surveillance de la pression des pneus
- Climatisation
- Volant inclinable/télescopique avec commandes radio et Bluetooth
- Régulateur de vitesse
- Sellerie en tissu
- Sièges baquets avant
- Siège conducteur réglable en hauteur
- Console centrale
- Banquette arrière rabattable asymétrique
- Rétroviseurs extérieurs électriques et chauffants
- Vitres électriques
- Verrouillage centralisé des portes
- Entrée sans clé à distance
- Écran tactile LCD 7″ pouces avec lecteur AM/FM/CD/MP3, radio satellite, connexion lecteur multimédia numérique, services et assistance Blue Link (uniquement sur version américaine), port USB, liaison téléphonique sans fil et reconnaissance vocale
- Compte-tours
- Ordinateur de bord
- Répétiteurs de clignotants dans les rétroviseurs (uniquement sur version européenne)
- Indicateur de température extérieure
- Essuie-glaces à intermittence variable
- Miroirs de pare-soleil éclairés
- Cache-bagages
- Désembuage arrière
- Essuie-glace/lave-glace arrière
- Aileron arrière
- Pneus 215/45HR17 sur jantes en alliage
– Notre verdict :
L’avis d’Erick :
À première vue, la Veloster est une voiture très séduisante, non seulement à l’extérieur mais aussi à l’intérieur, que ce soit à l’arrêt ou en circulation. Hyundai a clairement créé un véritable régal pour les yeux, quel que soit l’angle sous lequel on la regarde. Et ce n’est pas la seule chose qui a retenu mon attention : Hyundai a également trouvé des noms astucieux pour les teintes, par exemple la voiture que j’ai essayée s’appelait Vitamin C.
Autre point qui m’a intrigué : le fonctionnement des trois portes de la Veloster. La façon dont elle est conçue exploite très bien ce concept. À l’intérieur, la vitre conducteur s’avère très pratique pour observer l’extérieur. J’ai toujours cette mauvaise habitude de regarder par la vitre pour changer de voie, mais parfois le montant B gêne la visibilité (sur les berlines). Avec la Veloster, on voit donc nettement mieux ce qui se passe dehors.
Au volant, l’instrumentation est très bien éclairée et j’ai vraiment apprécié le blanc et le bleu, cela apporte ce côté propre et net dont une telle voiture a besoin. L’écran ajoute une fonction intéressante : regarder des films (câble iPhone inclus, utilisable à l’arrêt). L’écran tactile apporte cette touche de technologie future qui rend la voiture encore meilleure, d’autant qu’il est de série.
L’accélération manque un peu de peps, mais cette voiture n’a pas été conçue pour ça. C’est avant tout une belle voiture qui vous emmène où vous voulez tout en restant stylée et en conservant une consommation réduite. L’intégration du moteur GDi a sans doute permis à la Veloster de prendre une longueur d’avance sur la concurrence. Le volant est très confortable et la tenue de route est plutôt bonne : j’ai pu faire un 360° et enchaîner les virages serrés sans aucun problème.
Au final, cette version de la Veloster est le bon choix pour quiconque cherche une voiture vraiment sympa, unique, avec une faible consommation, un prix correct et désormais un bon choix de pièces aftermarket.
L’avis de José :
Le design est très réussi et ne ressemble à rien de ce que j’ai vu jusqu’à présent, non seulement à l’extérieur avec son système de portes et sa sculpture fluide (comme l’appelle Hyundai), mais aussi à l’intérieur, avec le tableau de bord proéminent qui intègre un écran tactile LCD de 7 pouces et l’instrumentation « supervision ». En revanche, les places arrière sont déconseillées aux personnes mesurant plus d’1,75 m : la tête touche constamment la vitre, et la mode veut qu’on supprime la place centrale arrière.
Pour moi, la Veloster est une jolie compacte, avec son système de portes 2+1 qui lui donne à la fois un air de coupé et de berline 5 portes, le tout avec un excellent design (qui ne plaira pas à tout le monde). J’ai essayé la version blanche (spécifications européennes) et la couleur n’est pas tape-à-l’œil. Je préfère les autres teintes disponibles, comme le Vitamin C (la même qu’Erick a essayée), le Boston Red ou le Marathon Blue.
La suspension est très confortable (elle filtre très bien les irrégularités de la route et les bloque pour qu’elles ne se ressentent pas dans l’habitacle) et elle tient très bien le châssis en virage. C’est très agréable de conduire la Veloster pour ce bon compromis entre nervosité et confort. Cela offre une bonne stabilité sur autoroute et routes sinueuses, où malgré les changements de direction et les appuis soutenus, elle ne tangue pratiquement pas.
Concernant le moteur, certains critiquent sa faible réponse (la sobriété est très bonne), mais pour moi ce modèle n’est pas une sportive (et ce moteur suffit à 80 % des conducteurs). Quand on enfonce franchement l’accélérateur et qu’on utilise la boîte, on obtient une bonne accélération et un bruit de course (au détriment de la consommation). Pour le reste, il y a la Veloster Turbo.
Si je devais acheter une compacte, ce serait sans doute mon choix.
Galerie photo : Hyundai Veloster 1.6 GDi Base (marché américain).
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Galerie photo : Hyundai Veloster 1.6 GDi « Veloster » (marché européen).
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Remerciements particuliers à Coki Photography , Vandergriff Hyundai et AutoFima Hyundai :






















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